En partenariat avec le CELAT, la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales, dirigée par notre membre Danièle Bélanger, vous invite à assister, le mercredi 9 septembre, de 11 h 30 à 13 h, à l’Université Laval (salle DKN-5168) ou en ligne, à une conférence d’Annaelle Piva, ancienne membre étudiante du CELAT. Cette conférence explore le rôle des campements de personnes migrantes à Paris et à Rome comme espaces de survie, d’ancrage et de résistance face aux politiques d’invisibilisation, ainsi que leur contribution à la fabrique de la ville. Elle s’inspire de sa recherche doctorale, intitulée « De l’exil à l’errance : la présence des exilés dans les espaces urbains de Paris et de Rome entre autonomie et contrôle », qui lui a valu le Prix Élan – Thèse de doctorat de l’année en Société et culture lors des Prix d’excellence en recherche, création et innovation de l’Université Laval. Détails à venir.
Présentation de la conférence
« À Paris comme à Rome, de nombreuses personnes migrantes, souvent demandeuses d’asile, sont en situation d’itinérance dans les espaces urbains et installent des campements dans l’attente d’une prise en charge par les pouvoirs publics, d’une réponse administrative ou d’une opportunité de poursuivre leur route. Depuis une décennie, ces campements sont régulièrement évacués par la police et se reconstituent inexorablement dans un cycle de formation/expulsion. Issue d’une thèse en géographie portant sur les situations de campements et d’itinérance de personnes migrantes dans les espaces urbains de Paris et de Rome, la présentation montrera comment ces espaces ne traduisent pas seulement une relégation socio-spatiale. Ils constituent aussi une interface avec la ville permettant à leurs habitants d’y puiser des ressources et de constituer des ancrages socio-spatiaux déterminants pour leurs trajectoires. Elle montrera également que ces campements constituent une résistance spatiale collective face aux logiques d’invisibilisation de la présence des migrants en itinérance (déguerpissements, gardiennages des espaces publics) et contraignent les pouvoirs publics à les prendre en charge. Ce rapport de force spatial contribue à une fabrique de la ville “par le bas” rarement considérée par les acteurs dominants de la production urbaine. »

