Le Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés est heureux d’annoncer la tenue de l’édition 2026 de son colloque étudiant, qui se déroulera les 26 et 27 mars, en présentiel uniquement, à l’École d’art de l’Université Laval, dans le contexte des célébrations du 50ᵉ anniversaire du CELAT. Le colloque propose deux journées de rencontres, de réflexion et de création autour du thème Corps désobéissants : façons de (dé)faire les mondes. L’événement invite à envisager la désobéissance comme un acte à la fois critique et créatif, mobilisant les corps, les affects, les savoirs et les pratiques pour explorer d’autres manières d’habiter le(s) monde(s). Pensé et organisé par des membres étudiant-es du CELAT, avec le soutien du centre, le colloque réunira 25 jeunes chercheur-ses issu-es d’horizons variés et provenant de 9 universités québécoises, canadiennes et françaises. Espace privilégié de prise de parole et d’expérimentation, il s’inscrit dans une perspective interdisciplinaire et ouverte, croisant recherches, pratiques artistiques et explorations sensibles.
Le programme témoigne de cette diversité des regards et des formats : il prévoit cinq performances et vingt communications scientifiques issues de plusieurs disciplines. Regroupées en huit séances, les communications explorent une pluralité d’enjeux, allant des normes corporelles et des désobéissances affectives aux géographies dissidentes, aux épistémologies écologiques, aux intimités politiques, aux mobilités et aux régimes de normalité, ainsi qu’aux pratiques féministes et aux mondes à venir.
Le CELAT convie l’ensemble de la communauté universitaire, ainsi que toute personne intéressée par les enjeux contemporains liés aux corps, aux pratiques de résistance et aux formes alternatives de savoir, à prendre part à ces deux journées de réflexion et de création!
Entrée libre
Inscription gratuite : https://forms.gle/WtShYB5mPqKaQRCF9
Avec la participation de :
Adam Baril‑Veillette (UQAR, CELAT), Élodie Beaulac‑Labelle (UQAM, CELAT), Andrée Bélanger (UQAM, CELAT), Ibrahima Cisse (UQAM, CELAT), Simone Courville (UQAM, CELAT), Sido Coutant (UPCité et UL), Alexandre Crépeau (UOttawa), Olivia Daigneault Deschênes (UdeM), Laeticia Dellinger (UL), Mali Duchaine-Bouchard (UL), Kaoutar El Ouahabi (UCA), Sendy-Loo Emmanuel (UQAM, CELAT), Geneviève Fournier (UL, CELAT), Alegría Gobeil (UQAM), William Lahaye (UdeS), Léa La Salle (UL), Rébéca Lemay‑Perreault (UQAM, CELAT), Audrey Limoges (UQAM, CELAT), Martine Le Corff (UQAM, CELAT), Kenza Mellouki (UQAM), Juliette Munoz (UQAM), Eva Ošlejšková (UL, CELAT), Katherine Robitaille (UL), Nathalie St-Gelais (UQAC) et Tristan Sasseville‑Langelier (UQAM, CELAT)
À noter : les activités de la journée du 26 mars se tiendront dans les Ateliers du RAB; celles du 27 mars, à l’édifice La Fabrique (salle FAB-3153 en matinée et salle FAB-4351 en après-midi).
Ateliers du RAB
340, rue Sainte-Hélène
Québec, G1K 3L7
Édifice La Fabrique (FAB)
295, boulevard Charest Est,
Québec, Québec G1K 3G8
Renseignements : coordination.adjointe@celat.ulaval.ca
Extrait de l’argumentaire du colloque étudiant
La désobéissance surgit là où les lois vacillent, où les normes étouffent, où l’imaginaire déborde les cadres qu’on croit établis. Si le geste désobéissant a souvent surgi comme transgression isolée, comme héroïsme individuel, ce geste émancipateur prend également la forme de micro-résistances, de refus partagés, de solidarités tissées en dehors, au milieu de, ou à travers les circuits dominants. Dans un monde de plus en plus interconnecté qui tend vers l’uniformisation sous la bannière de l’universalité, à travers les flux de capital, de données, de récits globalisants, désobéir peut signifier savoir autrement, relier autrement, sentir autrement, défaire pour renommer et pour se réapproprier : dés-imaginer et se déshabituer pour refaçonner.
L’édition 2026 du colloque étudiant du CELAT souhaite célébrer les 50 ans de recherches pluridisciplinaires menées au sein du centre autour de la notion de (dé)faire les mondes. Nous croyons que la désobéissance ne se réduit pas à une posture critique, mais qu’elle est aussi un acte de création. En engageant les corps, les langues, les affects, les modes de réflexions, les pratiques, les relations avec la nature, elle propose, par le détour ou l’affrontement, d’autres manières d’habiter le monde. En effet, les corps désobéissants inscrivent dans l’espace une trajectoire de perturbation qui instigue chez eux un double mouvement : faire et défaire les mondes. Ces corps tracent, dans l’acte même de résister, les lignes directrices d’une recomposition à venir.
Les membres du comité jeunes chercheur-ses du CELAT vous invitent à interroger ensemble les désobéissances d’aujourd’hui, qu’elles soient frontales, souterraines, affectives, épistémiques ou imaginaires. Quels nouveaux chantiers ou perspectives de recherches le CELAT doit-il envisager pour appréhender les mondes de demain qui peuvent sembler incertains? Comment et pourquoi faire de la recherche dans des mondes conflictuels?
Comité organisateur du colloque étudiant
Marie-Gisèle Awamba Temgoua (UL, CELAT)
Ibrahima Cisse (UQAM, CELAT)
Samuele Ellena (UdeM, CELAT)
Glenda Ferbeyre Rodriguez (UdeM, CELAT)
Pekenson François (UL, CELAT)
Felippe Martin (UQAC, CELAT)
Tali Serruya (UQAM, CELAT)

