Vous êtes intivé-es à assister au spectacle expérimental Hanter avec les paysages, qui prendra la forme d’une performance de 22 minutes, suivie d’une discussion. L’événement se déroulera le samedi 18 avril 2026 à 20 h dans la salle d’expérimentation Hexagram-UQAM (pavillon des Sciences biologiques, local SB-4105), dans le cadre des Rencontres interdisciplinaires 2026 du réseau Hexagram. Dans Hanter avec les paysages, le chantier Performa invite le public à une expérience collective et immersive des explorations de lieux-lisières de Montréal, organisée par nos membres Jean-Paul Quéinnec et Andrée-Anne Giguère, avec l’artiste Éric Noël et leur équipe de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). En 2023, ils se rendent dans trois environnements spécifiques, l’Île Perry, le parc Sainte-Anne et le boisé Steinberg. Avec les humains et autres qu’humains vivants et non vivants qui habitent ou hantent ces lieux, ils développent ce qu’ils nomment une « écriture en copaysage ». De retour sur scène, ils composent une forme hybride entre installation et théâtre, qui se veut le retentissement de leurs coécoutes avec ces paysages. Hanter avec les paysages est aussi une performance sur l’écodramaturgie où les corps, le son et la vidéo ouvrent sur un récit poétique presque brut et parfois fantomatique.
Entrée gratuite.
Pour en savoir plus, consultez le site d’Hexagram.
Notices biographiques des artistes
Jean-Paul Quéinnec est professeur de théâtre à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), directeur du CELAT-UQAC et coresponsable de l’axe recherche-création du CRILCQ. Il a été le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre de 2010 à 2021. Sa recherche-création interroge les processus et dispositifs d’écritures dramatiques et scéniques à partir d’une approche écologique, plurielle, inclusive et performative. Il publie dans différentes revues savantes et professionnelles. Ses créations sont présentées au Québec et à l’étranger.
Andrée-Anne Giguère est une artiste interdisciplinaire qui développe une pratique active de comédienne, performeuse, conceptrice vidéo pour la scène, professionnelle de recherche, metteuse en scène et chargée de cours. Codirectrice artistique de Théâtre Déchaînés, elle met en scène Les souliers pleins de sable en partenariat avec les personnes étudiantes de l’école Les Muses. Doctorante à l’Université Laval, ses recherches sont axées sur l’intégration sensible de la technologie sur scène. Elle publie dans différentes revues savantes et présente ses créations au Québec comme à l’étranger. Elle a codirigé avec Jean-Paul Quéinnec cinq cahiers de phonographie (microéditions LaClignotante)
Éric Noël est un auteur, traducteur et performeur non binaire de Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, récemment nommé directeur artistique du Jamais Lu. En 2024, il obtient le prix Michel-Tremblay pour son texte L’Amoure Looks Something Like You (Hamac, 2022) mis en scène à la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier. Sa pièce Ces regards amoureux de garçons altérés (Leméac Éditeur, 2025), créée au Théâtre Prospero en avril 2025, dans une mise en scène de Philippe Cyr, reçoit le Prix littéraire du Gouverneur général.
À travers une approche éclectique mêlant création littéraire, théâtre et audio immersif, Gabrielle Couillard, membre étudiant du réseau Hexagram, travaille autant à la production qu’à la création de projets tous plus variés les uns que les autres. Son travail mêle différentes expériences et techniques audio, dont la poésie, le field recording et les transformations sonores en chaîne, en plus d’un large imaginaire aural lui permettant de développer des systèmes de diffusion sonore complexes. Son intérêt principal repose sur les questions de spatialisation et d’immersion, au sein desquelles elle explore la relation entre le corps et l’espace à travers le son, à partir de sa propre expérience du corps en situation de handicap (Dispositif Espace-Corps, 2022-2024 ; Territoires, 2023).
Marion Bibeau est une artiste multidisciplinaire et étudiante à la maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi, qui mêle photographie, vidéo, peinture, sculpture, performance et bruitage pour ouvrir un espace entre mythologie personnelle et imaginaire collectif. Par la rigueur du cadrage, l’exploration ludique du corps et d’artéfacts naturels, elle propose des œuvres semi-abstraites et sensuelles aux frontières du psychédélisme.

