Activités

  • CELAT
  • |
  • Activités
  • |
  • U. Laval
  • |
  • Conférence de Cyrine Bouajila « Suivre le fil réparateur : repenser le patrimoine bâti comme démarche réparatrice dans la migration »

Conférence de Cyrine Bouajila « Suivre le fil réparateur : repenser le patrimoine bâti comme démarche réparatrice dans la migration »

Type d'activité : Conférence
Date de l'activité : 12 mars 2026
Lieu : Sur Zoom

L’IPAC, le CELAT et le GRIDEQ sont ravis d’accueillir Cyrine Bouajila, spécialiste de l’anthropologie de l’espace et responsable des partenariats de recherches à Espace Ville Autrement (Montréal), à l’occasion de la conférence « Suivre le fil réparateur : repenser le patrimoine bâti comme démarche réparatrice dans la migration », qui se tiendra en ligne le jeudi 12 mars 2026, de 11 h 30 à 12 h 30 (UTC-4). Cette présentation s’inscrit dans la série « Réparer le patrimoine pour mieux habiter le monde », organisée et animée par notre membre Daniela Moisa (UQAR), dans le cadre du cours DST 57225 – MS Habiter au XXIe siècle : enjeux sociaux, territoriaux et environnementaux.

Inscription à la réunion Zoom :  https://ulaval.zoom.us/meeting/register/wO7lRnFRREWHMRbwPzoUcw

Résumé de la présentation
« Mon parcours migratoire, de l’architecture en Tunisie à l’anthropologie du patrimoine bâti au Québec, s’est tissé autour d’un “fil réparateur” : celui qui relie l’espace construit à la reconstruction identitaire. Comme nombre de personnes immigrantes, j’ai traversé la reconfiguration des repères, des assises professionnelles et académiques. C’est en explorant l’anthropologie de l’espace que j’ai pu renouer avec le patrimoine architectural, de manière différente mais continue. L’étude du patrimoine québécois, jeune et souvent déserté, contraste avec celle du patrimoine de mon pays d’origine – ancien, moins soigné et préservé, mais encore habité. Cette différence m’a amenée à questionner les modes d’attachement au patrimoine bâti et les manières de nous l’approprier quand il s’agit d’anciens lieux de pouvoir. Cette présentation propose une réflexion qui compare les manières de s’approprier le patrimoine bâti, en Tunisie et au Québec, pour en faire un lieu de rencontre vivant et réparateur pour les communautés. Et si la reprise collective des bâtiments patrimoniaux, anciens lieux de pouvoir, constituait un geste réparateur – pour l’histoire, pour les territoires, et pour celles et ceux qui les habitent? »

Notice biographique de la conférencière
Avec un parcours et une formation interdisciplinaires, Cyrine Bouajila se spécialise dans l’anthropologie de l’espace. Elle s’intéresse aux dynamiques d’appropriation des lieux de pouvoir et aux ambiances de la sacralité. Elle privilégie une approche ethnographique visuelle pour analyser les espaces transformés et les mettre en partage. Engagée dans l’économie sociale et solidaire, elle a accompagné des démarches de requalification du patrimoine bâti. Elle contribue aujourd’hui à la mission de l’Espace Ville Autrement au cœur de Montréal.

Membres du CELAT concerné-es : Daniela Moisa