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Conférence d’Allison Bain et Karine Taché « Témoins archéologiques de réparations : pratiques du passé paléohistorique et de la période coloniale »

Type d'activité : Conférence
Date de l'activité : 9 avril 2026
Lieu : Sur Zoom

L’IPAC, le CELAT et le GRIDEQ ont le plaisir de vous convier à la conférence « Témoins archéologiques de réparations : pratiques du passé paléohistorique et de la période coloniale », qui sera présentée par nos membres Allison Bain et Karine Taché, professeures d’archéologie au Département des sciences historiques de l’Université Laval, le jeudi 9 avril 2026, de 11 h 30 à 12 h 30 (UTC-4), sur Zoom. Cette présentation clôture la série « Réparer le patrimoine pour mieux habiter le monde », organisée et animée par notre membre Daniela Moisa (UQAR), dans le cadre du cours DST 57225 – MS Habiter au XXIe siècle : enjeux sociaux, territoriaux et environnementaux.

Inscription à la réunion Zoom https://ulaval.zoom.us/meeting/register/OHUEsULHQIy4swV0Umaf-A

Résumé de la conférence
« Cette présentation expose des objets de la culture matérielle qui témoignent de réparations et d’altérations. Dans notre discussion, nous abordons ces objets en explorant la notion d’itinéraire des objets proposée par Joyce et Gillespie (2015). Au lieu de se limiter à la biographie de l’objet (Appadurai 1986), de nouvelles approches de la matérialité prônent des interprétations à la fois contextuelles et polysémiques. L’approche biographique suggère une vie de l’objet comme la nôtre, avec un début et une fin. Leur association à un itinéraire suggère plutôt un redéploiement continuel au gré des changements de contextes et de périodes. Karine Taché discute de divers artefacts de la période précoloniale témoignant d’actes de réparation, de recyclage ou d’altération. Pour sa part, Allison Bain présente des objets céramiques de la période coloniale qui portent tous des signes de réparation. L’objectif sous-jacent à chacune de ces réparations et altérations diffère selon les contextes socioculturels. Outre les distances géographiques qui séparent les matériaux de leurs lieux d’origine, l’examen des échelles temporelles et des itinéraires de circulation de ces objets contribue à préciser la diversité de leurs rôles et de leurs significations. »

Notices biographiques des conférencières
Allison Bain est professeure titulaire en archéologie au Département des sciences historiques de l’Université Laval. Elle est aussi directrice du microprogramme en archéologie pour les Premiers Peuples, du Groupe de recherche en archéométrie depuis 2019, et également du Laboratoire d’archéologie environnementale depuis 2003. Elle a été directrice du CELAT de mai 2012 à septembre 2013, puis de l’été 2019 à 2020. Également formée en anthropologie, elle s’intéresse aux interactions historiques entre les humains et leurs environnements ainsi qu’à la matérialité de l’expérience coloniale. À titre de chercheuse, elle est régulièrement invitée à être membre de comités scientifiques et à collaborer à des projets multidisciplinaires en archéologie et en écologie historique à travers l’Amérique du Nord et les Antilles. Ses recherches actuelles sont axées sur l’évolution des paysages et celle de différentes agglomérations du Nord-Est et du Nord américain, plus particulièrement autour des villes de Québec, Toronto et Kingston. À Québec, ses recherches, notamment lors du chantier-école en archéologie historique qu’elle codirige, et celles de ses étudiants, cherchent à valoriser l’histoire et l’archéologie des quartiers populaires et le développement industriel de Québec. Depuis 2009, elle dirige des recherches aux Antilles sur l’île de Barbuda (Antigua-et-Barbuda) et est membre du bureau de direction du Barbuda Research Center (BRC), un OBNL local. Le centre initie des projets de recherche en collaboration avec le Barbuda Council en documentant les sites archéologiques menacés par les changements climatiques. Elle a aussi codirigé le chantier-école en archéologie historique de l’Université Laval entre 2006 et 2024.

Karine Taché est spécialisée en archéologie du Nord-Est américain. Parmi les thèmes rassembleurs de ses recherches, notons la nourriture et l’ensemble des pratiques et des choix culturels qui l’entourent. Karine Taché applique des techniques développées en chimie analytique afin d’extraire et d’identifier des molécules organiques préservées en contexte archéologique, notamment à l’intérieur de la matrice poreuse des céramiques anciennes. Alimenté par des travaux de terrain dans la région des Hautes-Laurentides, l’un de ses projets de recherche en cours se penche sur les modes d’utilisation de la poterie dans le Subarctique québécois. Les contributions de la chercheure dans le domaine des analyses de résidus organiques s’étendent également à d’autres contextes temporels et géographiques et s’intègrent dans un vaste programme de recherche qui tente de comprendre l’adoption et l’utilisation de la poterie à l’échelle mondiale, hors du cadre longtemps établi où cette innovation était uniquement associée à une agriculture émergente.

Membres du CELAT concerné-es : Allison Bain, Karine Taché, Daniela Moisa