Une initiative du CELAT-UQAM, 2026-2030
Dans le cadre de la programmation Alerte Mémoire du CELAT-UQAM, des ateliers et projets in situ avec les communautés locales du Quartier latin (associations, entreprises, partenaires, personnes habitantes et étudiantes) sont prévus pour garder trace et mobiliser de façon constructive les changements qui se déroulent devant nos yeux et qui affectent (définition initiale de la solastalgie) : magasins vides, saisonnalité, itinérance, chantiers, patrimoine oublié ou restructuré, etc.
La programmation pour l’année 2026 a été élaborée à partir des projets soumis à la suite d’un appel à participation diffusé auprès des membres et partenaires du CELAT-UQAM.
Calendrier 2026
Hiver 2026
Infiltration(s) solastalgique(s)
21 avril 2026, 14 h à 16 h
Départ du Cégep du Vieux-Montréal, arrivée dans les locaux du CELAT-UQAM
Marche exploratoire destinée aux étudiant-es du Cégep du Vieux-Montréal et du CELAT-UQAM
Préparée et animée par Corine Dufresne-Deslières, doctorante en recherche-création à l’École des médias de l’UQAM, et Marie-Hélène Roch, doctorante en recherche-intervention à la Faculté des arts de l’UQAM, toutes deux membres étudiantes du CELAT-UQAM, en collaboration avec Mathilde LaRoche, professeure de géographie au Cégep du Vieux-Montréal.
L’élévation des températures à la fin de l’hiver rime souvent avec éveil et renouveau des activités humaines et plus qu’humaines. En ville, la fonte printanière qui déferle fait apparaître un monde enfoui; des marées polluées d’eaux de fonte de neige et de glace, de sels de déglaçage et d’autres abrasifs et de déchets qui s’infiltrent et ruissellent dans le sol. Le dégel devient ici le prétexte de s’intéresser à un monde qui fond et à une transformation d’état physique et mental, pour en saisir à la fois les composantes et identifier comment cela affecte le sol et les végétaux, mais aussi pour se relier à ce qui nous affecte nous et pour s’allier face à ce monde en crise.
À la rencontre de l’art, de la science et du politique, l’atelier Infiltration(s) solastalgique(s) veut créer des liens entre la communauté étudiante du centre de recherche CELAT-UQAM et du Cégep du Vieux-Montréal au cœur du Quartier latin qui dégèle. Dans une approche participative et collaborative, cette marche exploratoire vise à élargir la conversation sur les récits solastalgiques urbains. La solastalgie peut désigner l’angoisse de voir son milieu de vie disparaître pour différentes raisons (crise climatique, guerre, etc.) pouvant donner l’impression de se sentir même étranger-ères chez soi. L’assemblage des récits collectés, que ce soit des témoignages, photos ou dessins, mènera à la création collective d’une affiche et de sa diffusion dans le quartier comme geste de soin entre écologie et activisme.
Printemps 2026
Boîte à suggestions
14 mai 2026, 12 h 30 à 14 h
Sur le trottoir, au pied du pavillon du Faubourg, où se trouvent les locaux du CELAT-UQAM
Performance participative destinée aux passant-es, habitant-es et usager-ères du Quartier latin
Préparée et performée par Katharina Niemeyer, professeure à l’École des médias de l’UQAM et membre régulière du CELAT-UQAM, et Estelle Grandbois-Bernard, chargée de cours à l’École de design et coordonnatrice du CELAT-UQAM.
L’équipe du CELAT-UQAM s’installe à l’extérieur de ses locaux pour réfléchir à son activité au sein de son quartier d’ancrage. En mettant à disposition du public une boîte à suggestions pour collecter les souhaits, espoirs, idées et projets pour le Quartier latin, l’équipe met en place un dispositif pour créer la rencontre et la discussion avec les usager-ères du quartier.
Automne 2026
Solastalgie urbaine et vacance immobilière : exploration des liens entre affects et lieux désaffectés
Septembre 2026 (date à préciser), Espace Ville Autrement
Atelier participatif destiné aux usager-ères du Quartier latin et à la communauté uqamienne.
Préparé et animé par l’équipe d’Espace Ville Autrement.
Espace Ville Autrement (EVA) a lancé en janvier 2026 son Observatoire de la vacance immobilière en publiant une carte collaborative inventoriant les bâtiments et espaces vacants à Montréal. En cartographiant la vacance, EVA cherche à visualiser l’ampleur du phénomène à l’échelle du territoire élargi. C’est aussi un point de vue autre sur la ville dont les enjeux sont souvent abordés dans le discours commun sous l’angle du manque d’espace en ville. Et si ce n’est pas l’espace qui manque, mais le manque de certains espaces qui est à interroger?
Dans le cadre du projet du CELAT-UQAM sur les solastalgies urbaines, nous souhaitons explorer la dimension affective de la vacance, et plus particulièrement son lien avec la solastalgie. Nous proposons un atelier qui nourrit le projet d’une cartographie radicale (Zwer et Rekacewicz, 2021) de la vacance dans le faubourg Saint-Laurent, en visant à ajouter le « calque » du ressenti sur celui du bâti vacant de la carte de la vacance élaborée par EVA. L’atelier explorera la dimension affective en lien avec les bâtiments qui se vident, avec ce vide qui s’y installe.
